Portrait de Nicolas Taccoen : capitaine du Lille Metropole Basket Clubs

A 32ans, Nicolas Taccoen s'affirme cette saison comme un des piliers forts de cette équipe de Lille. Promu capitaine à l'arrivée de Jean-Marc Dupraz en 2017, le discret intérieur lillois s'est depuis imposé dans le vestiaire.


La longévité Taccoen

Arrivé au Lille Métropole Basket Clubs en 2006, Nicolas Taccoen s'est très vite acclimaté à son quotidien nordiste. Il le fallait, car depuis 12 ans et sa première saison en terres lilloises, il est resté fidèle à son club de cœur, malgré deux saisons à Orchies de 2013 à 2015. Formé au BCM Gravelines, Nicolas Taccoen ne cache pas les ambitions de son club après avoir passé de nombreuses années en Pro B : "C'est vrai qu'après toutes ces années en Pro B, je rêve d'une montée avec cette équipe !"  Une équipe nordiste qui vient de se défaire d’Aix-Maurienne à domicile (80-67), et qui se déplace ce vendredi soir à Saint-Chamond, le quatrième au classement provisoire. L'équipe lilloise ne cache pas son souhait de faire mieux que l'année précédente, et sa défaite en demi-finale des play-offs.

Malgré une première moitié de saison 2018-2019 en demi-teinte avec sept victoires pour autant de défaites, l'équipe de Jean-Marc Dupraz compte bien sur son capitaine pour faire grimper son équipe en Pro A, et faire des Hauts-de-France, la région la plus représentée dans l'élite du basket français.

 Cependant, tout cela reste encore flou. Le club est ambitieux certes, mais une saison reste longue pour tous. Nicolas Taccoen a pris une nouvelle dimension cette saison, s'installant dans le cinq majeur de l'équipe classée dixième de Pro B après 14 journées. Jean-Marc Dupraz, l'ancien coach de Limoges, et champion de Pro A lors de la saison 2013-2014, lui a même confié depuis le début de la saison le brassard de capitaine : "Nicolas est un bon capitaine, sur et en dehors du terrain. Il est à la fois tempéré, investi, à l'écoute mais aussi capable de prendre la parole quand il le faut." 

Joueur indispensable collectivement, Nicolas Taccoen a paradoxalement plus de difficultés face au panier par rapport aux saisons précédentes. Son dernier match à domicile face à Aix-Maurienne le confirme. Avec seulement un lancer-franc réussi malgré les huit qu’il aura provoqués. Ce dernier inscrit du match, a été célébré par tout le public lillois pour transformer ce cauchemar sous le panier en bonheur partagé. Le capitaine, du haut de ces 2m05, ne met pas de côté sa maladresse, qu'il a selon lui, toujours eu : "C'est un exercice dans lequel je ne me sens pas à l'aise. Oui c'est vrai, je préférerais marquer 10/15pts, mais ma maladresse m'a toujours rattrapé, et mon rôle n'a jamais été de marquer 20 points par match."  Le lancer-franc est une phase atypique dans un match de basket, le coach lillois le précise : « C’est vraiment un moment à part, le joueur se retrouve seul face au panier. Tous les yeux sont braqués sur lui, donc mentalement c’est très difficile. » Une épreuve plus mentale que technique donc, et pour améliorer cette réussite sur ces phases de jeu, l’idée de se rapprocher d’un préparateur mental pourrait être la solution : « Cet exercice est vraiment à part, je le travaille énormément mais c’est bien plus mental qu’on le croit. Rencontrer un préparateur mental pourrait me faire progresser dans ce domaine et me donner plus de confiance. » Le remède est peut-être trouvé pour rendre une copie encore meilleure et permettre à son club de s’installer dans le top 9 de la Pro B, synonyme de play-offs en vue d’une accession dans l’élite.

 A contrario, Nicolas Taccoen reste le pilier de l'une des meilleures défenses du championnat. Les efforts produits dans cette phase de jeu ont de grosses conséquences en phase inverse. "Mon utilité première pour l'équipe est défensive. J’arrive en attaque plus émoussé, j’essaye donc de jouer un rôle pour aider mes coéquipiers à scorer dans de meilleures conditions." 

Depuis tout jeune, le natif de Malo-les-Bains, a basé sa progression autour de ses qualités défensives : "J'ai construit ma carrière autour de ça. Et si je ne l'avais pas fait, je ne serais peut-être pas là où j’en suis aujourd'hui !" Arrivé à maturité, même s'il ne lui reste que quelques années professionnelles devant lui, l’intérieur se fixe toujours des objectifs et des axes de progression, dans l'optique de rester régulier au plus haut niveau et d'aider son club à accrocher les play-offs. « Nicolas doit vraiment baser sa progression sur son agressivité, car il est parfois trop effacé. Qu’il ait confiance en ses qualités et qu’il peaufine sa régularité. »  lui conseille son coach, Jean-Marc Dupraz.

Entraîneur de la troisième équipe du club depuis le début du championnat, Nicolas Taccoen est aujourd’hui un ancien de la maison et pense à son avenir. En passe d’obtenir ses diplômes d’entraîneur, et diplômé d’un master en statistiques – par hasard – le joueur affirme que les chiffres ne montrent pas toutes les qualités et les défauts de chacun présent sur le parquet. Son entraîneur l’avoue, en reprenant une citation de Zvezdan Mitrovic : « Les stats c’est comme les strings, elles montrent beaucoup de choses mais pas tout ! »

 La fin du chemin qu’il emprunte actuellement dans le basket ne s’est pas encore présentée. Alors la question d’une reconversion ne lui trotte pas encore. Si le protégé de Jean-Marc Dupraz ne réussit pas à atteindre la Pro A en tant que joueur dans les prochaines années, il suivra peut-être la même route que son coach actuel pour prendre les rênes d’une équipe professionnelle, affaire à suivre…

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